Développer l’estime de soi : les 3 piliers à connaitre.

Quand on parle d’estime de soi, de quoi parle-t-on précisément ?

C’est la question que j’ai décidé d’aborder à travers cet article. C’est une notion que l’on entend beaucoup aujourd’hui, ce qui est une très bonne chose, on ne va pas se mentir. Cela signifie que les consciences évoluent et que l’on se rend compte de l’importance d’avoir une estime de soi plus équilibrée pour notre santé psychique et physique. 

Cependant, j’ai constaté que ce n’était pas pour autant une notion très claire.

Vous trouverez bon nombre de conseils sur Internet visant à renforcer votre estime de soi. Il me semble, pour ma part indispensable, pour commencer, de bien comprendre comment se construit l’estime de soi et sur quoi elle repose concrètement.

Je vous propose donc de découvrir les 3 piliers de l’estime de soi ainsi que quelques notions plus générales.

Tout d’abord et avant de débuter, je vous suggère un petit test :

Si vous aviez 3 mots qui représentent pour vous la notion d’estime de soi, que diriez-vous instinctivement ? 

Je m’estime donc je suis : tour d’horizon

Avant on pensait que :

Même si à l’époque, l’individu et son épanouissement ne faisait pas réellement partie des besoins dits ” fondamentaux “comme l’a conçu A.MASLOW,  on constate qu’un certain nombre de psychiatres et psychologues ont quand même tenté de réfléchir à cette question. Il faut dire que c’est plutôt intrigant.

Pour aller plus loin sur cette notion de besoins vous pouvez aussi consulter l’article : ” Pourquoi identifier ses besoins est-il indispensable”.

Il existe beaucoup de définitions de l’estime de soi, c’est un concept encore récent qui séduit bon nombre de chercheurs. Les neurosciences y portent d’ailleurs une attention particulière. Même si ces définitions varient, elles convergent dans le même sens : celui  de l’auto-appréciation. Il s’agit donc d’un processus d’auto-évaluation que l’on porte sur soi et qui détermine la valeur que l’on s’attribue, l’importance que l’on se donne et la sensation que l’on a à se sentir unique.

C’est James NOLEY qui va théoriser ce concept de façon un peu plus poussé en 1890 (pas tout jeune quand même) et qui va la décrire ainsi  :

” C’est le rapport entre ce que l’on est en tant qu’individus (sur le plan physique et de la réussite sociale) et ce que nous souhaiterions être”.

D’ailleurs en latin, “estime” signifie “aestimare” qui veut dire ” avoir une opinion favorable “.

Jusqu’à lors, on tentait de mesurer l’estime de soi. On parlait alors de haute ou de basse estime de soi. Elle était quantifiable.

Aujourd’hui on croit que :

Actuellement, la psychologie cognitive tente d’aller un peu loin dans le concept. Notamment en y incluant des notions autour de la capacité à pouvoir réguler nos émotions et les répercussions sur nos comportements quotidiens. On remarque donc que la pensée devient plus globale.
En d’autres termes, l’estime de soi regroupe à la fois notre auto-jugement, mais aussi nos réactions émotionnelles (la durée de nos émotions) et comportementales ( comment arrive-t-on à les exprimer). 

Par ailleurs, on ne parle plus réellement de degrés d’intensité de l’estime que l’on a de soi, mais plutôt de capacité à être stable dans notre regard intérieur vis-à-vis des situations dit d’adversité (conflits, rejet…). 

Une des définitions modernes que j’aime beaucoup est celle de Jacques Salomé :

” L’estime de soi est une composante majeure dans la construction de tout être humains lui permettant de se relier au monde et de pouvoir vivre sa vie à pleine vie “. C’est joli non ?

Ma propre compréhension et analyse de cette notion :

Pour ma part, ce qui est primordial de retenir est que l’estime de soi est une perception que l’on a de sa propre valeur issue de nos expériences, de notre éducation, du regard que l’on a porté sur nous depuis notre naissance. Elle se construit ou se déconstruit aussi en lien avec notre capacité à pouvoir venir répondre à nos besoins et par rapport aux comportements que l’on va développer. Son but est de nous permettre de venir mobiliser des ressources personnelles afin de ne pas se laisser submerger par des éléments extérieurs, mais aussi de pouvoir agir pour soi avec l’objectif d’atteindre un épanouissement personnel. Elle favorise notre autonomie et nous invite à la connaissance de soi.

Bon, un peu longue pour rentrer dans le Larousse, j’en conviens.

Comment se construit l’estime de soi ? 

Construction de l’estime de soi

Bien sûr, rien de nouveau sous le beau ciel du développement personnel, l’estime de soi se construit en grande partie grâce (ou à cause) de nos conditionnements familiaux et de ce que nos parents ont décidé de nous léguer en termes de considération et d’amour. Mais, même si on souffre d’un manque d’estime de soi liée à notre enfance, il est primordial de comprendre que rien n’est figé.

Certains peuvent avoir la croyance limitante que parce qu’ils n’ont pas suffisamment d’estime d’eux même, ils ne pourront jamais vivre cette vie fantasmée en secret. Ce qui est strictement faux. C’est bien là l’avantage de ce processus, c’est qu’il est évolutif et qu’il peut se façonner comme une pâte à modeler.

Nous pouvons en tant qu’adultes renforcer considérablement et/ou réguler notre estime de soi. Pour ce faire, il va être nécessaire d’apporter quelques modifications sur son l’état d’esprit, de travailler sur ses croyances et de développer d’autres types de pensées et de comportements quotidiens, c’est un fait. Cela est donc accessible à toutes personnes prenant la décision (et j’insiste sur cette notion de décision.) de faire croître l’estime qu’il a de soi. 

J’entends certaines pensées arriver telles que ” oui ok, mais ce n’est pas si facile”

Et j’y répondrais par un grand OUI. Ce n’est pas simple, en même temps personne n’a fait de promesse sur la facilité que représente le travail introspectif.

Et j’ai également envie de répondre que c’est peut-être difficile d’imaginer fonctionner autrement, mais est-ce réellement facile au quotidien de souffrir d’un manque d’estime de soi, quand on connaît les conséquences que cela peut avoir ?

Les conséquences :

Justement, parlons un peu de ce qu’il se passe quand on a pas ou peu d’estime de soi (et nous sommes nombreux dans ce cas de figure là, tous à des degrés différents.) :

  • Anxiété
  • Dévalorisation
  • Sentiment d’infériorité
  • Passivité
  • Stress
  • Souffrance morale de ne pas sentir ” à sa juste place”
  • Dépendance affective
  • Procrastination
  • Syndrome de l’imposteur
  • Dépression
  • Burn out….

La liste est longue, très longue, je ne vais pas tout citer. L’estime de soi s’est notre socle. À partir du moment où elle est fissurée, voire inexistante, vous vous doutez bien que toute construction faite dessus est bancale et risque de s’écrouler à tout moment.

Mais justement, sur quoi repose l’estime de soi ?

Les 3 piliers de l’estime de soi :

Si vous voulez renforcer votre estime de soi, je vous invite d’abord à identifier les ou le pilier qui vous pose vraiment problème. Cela vous permettra d’avoir un plan d’action un peu plus précis.

Comme un tabouret à 3 pieds, si vous en enlever un, il tombe. Ils sont interdépendants, tout comme ceux qui composent l’estime de soi.

Estime de soi.

Pour chaque pilier, je vous invite à vous questionner sur la manière dont vous vous percevez avec le plus d’honnêteté et d’objectivité possible.

Pilier 1  L’amour de soi :

Qui diffère de l’estime de soi. L’amour de soi s’est finalement l’acceptation de nos expériences de vie et de nos mouvements émotionnels. En d’autres termes, c’est la façon dont on va pouvoir transformer des situations vécues en apprentissages, en facteur de croissance en développant notre sens de la responsabilité.
Attention, l’idée n’est pas de se sentir responsable des situations sur lesquelles on a pas de pouvoir (= les autres). Par contre on peut devenir plus responsable dans la manière dont on va choisir de les assimiler et de les exprimer. 

Par exemple en modifiant la question de :

 ” Pourquoi ça m’est arrivé à moi ? ” en ” Qu’est-ce que j’ai appris de moi à travers cette situation ? “.

L’amour de soi s’est aussi pouvoir faire preuve d’indulgence avec soi-même. Nous sommes des êtres parfaitement imparfaits !

Amour de soi

Pilier 2  L’image de soi.

Ici, il va être question de l’image personnelle, donc celle que l’on construit en lien avec nos expériences de vie, mais aussi de l’image donnée aux autres appelée aussi masque social. 

“Est-ce que l’image que je renvoie aux autres est en corrélation avec la personne que je suis ? “.

 En gros, il s’agit de développer son non-jugement (pour soi et pour les autres aussi) et sa congruence (cohérence entre ce que je pense, ce que je dis et ce que je fais).

Pilier 3  La confiance en soi.

Et oui, la confiance en soi est un des piliers de l’estime de soi. Pour rappel, il s’agit de notre capacité à agir, à mettre en place des actions ou des stratégies nouvelles. Donc quand on dit qu’elle renforce l’estime de soi, c’est vrai, mais en partie. Cependant, une très bonne confiance en soi n’est pas garante d’une estime de soi stable. C’est là où parfois il y a confusion, car se sont des notions très proches. Elles sont complémentaires, vous l’aurez compris.

Pour aller plus loin sur la confiance en soi, je vous invite à lire cet article

Petit test :

Si vous aviez à déterminer un pourcentage représentatif de ces piliers chez vous que diriez vous ?

Conclusion

Quand on sait que l’estime de soi permet de passer à l’action, de vivre une plus grande stabilité émotionnelle et d’avoir un regard sur soi plus inspirant donc d’être aussi plus motivé, ça donne quand même envie d’en prendre soin. Son pouvoir est large puisqu’elle influence nos perceptions individuelles, les choix que l’on peut faire, les décisions que l’on peut prendre et bien sûr nos comportements quotidiens.

C’est à mon sens même une priorité avant d’engager des changements de vie que d’aller explorer cette facette cachée de nous-même.

En espérant que cet article vous aura un peu plus éclairé sur cette notion, je vous invite à le partager avec vos amis et à le commenter.

Prenez soin de vous.

Joie

Crédits photos : Image par S. Hermann & F. Richter de Pixabay ; Image par Tumisu de Pixabay 

Marion SOULET

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