L’auto-ancrage en PNL : un outil puissant pour renforcer sa confiance en soi.

Et si je vous proposais un outil que vous pourriez utiliser partout et qui en quelques secondes pourrait booster votre confiance en vous, vous me croiriez ? 

Je présume que non ! Trop beau !

Et pourtant c’est justement ce que je souhaite vous proposer aujourd’hui.

Vous allez voir : des étapes simples sur un temps limité pour des résultats prometteurs. C’est ce que la PNL ( programmation neuro-linguistique) va nous offrir.

Ce billet fait suite à l’article  ” Être libre d’être” qui aborde les différentes notions qui composent notre confiance. Si vous ne l’avez pas encore lu, pas de panique vous pouvez le retrouver ici.

Après avoir balayé de façon non exhaustive la manière dont se construit ce sentiment de confiance, je vais vous proposer aujourd’hui de vivre une expérience. Il s’agit de l’auto-ancrage.

Mais  tout d’abord prenons quelques minutes pour faire une rapide présentation de la PNL.

Qu’est-ce que la PNL : 

Pour faire simple, il s’agit tout bonnement d’une grosse boîte à outils qui a été façonnée par John GRINDER et Richard BANDLER dans les années 1970. Et qui continue encore aujourd’hui de se développer avec de nouveaux apports. 

La PNL décrit “comment les interactions entre la pensée (Neuro) et le langage (Linguistique) organisent le fonctionnement de notre corps et de nos comportements (Programmation) et les résultats que nous obtenons.” Robert Dilts

L’idée de cette approche n’est pas de venir mettre en lumière le pourquoi, comme pourrait le faire la psychologie, mais de répondre à la question du comment. En s’appuyant notamment sur un principe : celui de la modélisation.

En d’autres termes, les inventeurs ont observé les comportements, les manières de pensée et de s’exprimer de personnes qui ont impulsé de réelles dynamiques de changement à leur époque. Par exemple, les chercheurs ont observé Milton ERICKSON fondateur de l’hypnose ericksonienne, Fritz PERLS créateur de la gestalt-thérapie ou encore Virginia SATIR co-créatrice de l’école Palo Alto.

Leur souhait était de trouver des corrélations entre ces personnes qui pourraient servir de modèle à appliquer ou d’exemples à suivre.

Concrètement, comment pouvons-nous initer des changements, modifier nos pensées et nos habitudes pour se reconnecter à nos Importants dans le but d’atteindre des objectifs de vie ou de réalisations professionnelles.

” Au lieu d’identifier ce qui ne tourne pas rond, identifiez les moyens de vous épanouir” Richard BANDLER

Cependant, il faut bien l’avouer, la PNL n’a pas très bonne réputation. Souvent mal comprise ou interprétée comme étant du ” lavement de cerveau”, elle a longtemps été associée – et certainement encore un peu aujourd’hui – à des sectes ou des gourous voulant jouir de la vulnérabilité de braves gens. Même si certaines techniques aient pu être utilisés par ces personnages fort peu bienveillants ( ceci n’est qu’hypothétique), ils ne sont en aucun cas représentatif de ce qu’est la PNL.

Car c’est finalement la manière dont on choisit d’utiliser un outil qui le rendra “bon” ou “mauvais”. Un couteau peut servir à manger ou à tuer tout dépend de celui qui l’utilise.

Le but initial de la PNL est surtout de permettre à qui le souhaite de pouvoir se connaitre et accéder à la réussite personnelle au sens d’acquérir la capacité de vivre en fonction de ses valeurs et de ses aspirations. 

Passons maintenant aux choses sérieuses.

L’auto-ancrage  : 

Je vous invite à visionner la vidéo que j’ai réalisé sur ce sujet qui sera plus dynamique que de suivre des informations écrites.  Cependant, pour ceux qui n’ont pas accès au format vidéo je vais vous détailler ici la marche à suivre pour que vous puissiez réaliser à votre tour un auto-ancrage.

Définition : 

Un ancrage c’est comme une sorte d’empreinte, de photographie que votre système nerveux à faite de façon inconsciente lorsqu’une situation a été associée à une émotion intense. Un ancrage utilise l’ensemble de nos sens : visuels, auditifs, kinesthésiques, gustatifs et olfactifs.

Si bien qu’une odeur, une image, une sensation, un goût peut générer une ancre.

Prenons quelques exemples un peu plus explicite :

Si vous avez des enfants, le jour de leur naissance est associé à de nombreuses émotions fortes vous en conviendrez. Il vous suffit d’y repenser pour que des émotions reviennent instantanément n’est-ce pas ?C’est un ancrage.

Les petits vêtements mis à la maternité, pour beaucoup, sont rangés dans un carton et pourront y rester pendant de très nombreuses années avant que vous arriviez à les donner. Et s’il vous vient l’envie d’y remettre le nez dedans automatiquement ils viendront remobiliser vos émotions. C ‘est un ancrage

Votre mère préparait de la compote de pommes à la cannelle quand vous étiez enfant, un vrai régal. Si au détour d’une balade, une odeur identique s’échappe d’une fenêtre par exemple. Vous serez alors automatique replongés dans vos souvenirs et sensations d’enfance. C’est un ancrage.

Pour ceux qui ont vu le dessin animé “ratatouille” c’est ce que le critique gastronomique aigri vit à la fin du film. 

La musique de votre mariage ? C’est un ancrage

Vous l’aurez compris nous en avons une multitude. Et autant un ancrage peut être associé de bons souvenirs, autant il peut aussi l’être concernant des moments de vie plus traumatique : une agression par exemple.

Donc bien sûr l’idée, dans l’exercice d’auto-ancrage, ce n’est pas de venir mobiliser des émotions pénibles à vivre. Le but est d’utiliser ce mécanisme naturel à notre avantage.

Le but de l’auto-ancrage : 

Nous allons voir ensemble comment venir remobiliser un état ressource (état associé à des émotions favorables) de façon consciente afin de l’ancrer avec un geste. De la même façon que l’odeur de la compote de votre enfance ou la musique de votre mariage pourrait le faire.

Vous pourrez alors volontairement venir le stimuler, donc retrouver l’émotion à laquelle il se réfère et ce dans n’importe quelles situations ou contextes. Un coup de boost en somme.

Par exemple, pendant une réunion importante, pour un entretien de travail, pour prendre une décision, pour entamer une conversation difficile ou  demander un prêt à votre banquier. Tout est possible !

Mais alors pourquoi est-ce si important de se reconnecter à un état ressource favorable ?

Comme on a pu le voir dans l’article ” émotions amies ou ennemies”, nos émotions conditionnent énormément nos attitudes. 

Prenez quelques minutes pour vous sonder : quand vous êtes angoissé(e) quels sont les attitudes ou les comportements que vous déployer ? Sont-ils les mêmes que lorsque vous êtes dans la joie ?

Je présume que non ! Car l’état interne dans lequel nous sommes influence d’une part sur les perceptions que l’on a d’une situation et d’autre part  nos comportements. Et je suppose que vous n’êtes pas dans les mêmes dispositions quand vous êtes dans la peur que lorsque vous êtes dans la sérénité par exemple ?

De plus, nous sommes des êtres sociables, nous interagissons en miroir les uns des autres. Quand vous avez une personne qui est dans la confiance ou dans la joie en face de vous, vous n’aurez pas du tout le même rapport que si elle était dans le mal le plus total, n’est-ce pas ? Alors imaginez à l’inverse la réponse de votre environnement quand vous réussissez à vous reconnecter à des états émotionnels positifs !

Finalement, on cherche à travers ces outils à venir ouvrir et remobiliser nos capacités personnelles, nos ressources ou notre potentiel pour accéder à une autre ouverture d’esprit. Afin d’être plus créatif, d’oser plus facilement, pour accéder au lâcher-prise et espérer finalement d’autres réponses de son environnement.

Prenons un exemple concret :

Vous devez prendre la parole en public mais cela vous terrifie. Rien qu’à cette idée, vous en avez  déjà les mains moites ou la gorge qui se sert. Vous vous voyez en train de bafouiller, vous imaginez les regards des autres personnes compatissant ou vous visualisez quelques sourires moqueurs. Bref un moment qui ne donne pas trop envie d’être vécu.

Mais voilà vous devez le faire.

Grâce à l’auto-ancrage que vous aurez créé en amont, vous allez pouvoir modifier votre état intérieur. Vous ne monterez plus sur scène avec l’angoisse mais avec de la confiance. Ainsi vous adopterez d’autres comportements : vous vous tiendrez plus droit, la tête plus haute, une voix plus claire ou avec le sourire aux lèvres par exemple.

Et à votre avis quelle va être la réaction de vos auditeurs ? Certainement que vous capterez plus facilement leur attention n’est-ce pas?
De plus, vous allez créer un souvenir agréable dans votre système nerveux, qui n’associera plus la prise de parole en public comme étant une grosse source de stress paralysante!

Et l’ancrage fonctionne avec toutes situations. A vous de savoir quels sont vos besoins.

Déroulement de l’auto-ancrage : 

Tout d’abord, sachez que c’est une méthode qui fonctionne avec tous les états internes favorables :  motivation, concentration, sérénité, confiance entre autre.

Nous ici on va travailler sur la confiance en soi puisqu’il s’agit du thème de cette série d’articles. 

Protocole : 

En amont : 

  •  Quel état ressource vais-je / ai-je besoin de venir solliciter pour affronter la situation à venir ?
  • Mettez-vous dans un endroit calme sans sollicitations extérieures. C’est indispensable puisque l’ancrage a besoin d’intensité pour fonctionner.  

Pendant :

  • Fermer les yeux et repenser à cette notion de confiance. Comment est-ce qu’elle se manifeste en vous habituellement ? Il se peut que ça soit un peu difficile de répondre à cette question, prenez votre temps.
  • Repensez à un souvenir récent ou ancien dans lequel vous vous êtes senti en totale confiance en vous. Là aussi prenez le temps de bien y réfléchir. 
  • Une fois que c’est fait replongez-vous dedans : Dans quel lieu  ? A quel moment ? A quelle date ? Y avait-il des gens autour de vous ? Que voyez-vous  ? Y avait-il des sons, des odeurs, des goûts ou des sensations particulières que vous pouvez sentir ? Réactivez tous vos sens.
  • Restez avec les yeux fermés, et concentrez-vous sur ce sentiment de confiance et intensifiez-le au maximum. C’est comme si vous ne faisiez plus qu’un : vous et cette sensation de confiance. Associez-y une couleur et imaginez cette couleur vous envahir, rayonner tout autour de vous et à l’intérieur de vous.
  •  Quand vous avez atteint l’intensité la plus forte faites un petit geste. Comme un poing serré ou l’index et pouce qui se touche etc. Bon évitez de faire un saut de cabris, en réunion on risque de se demander ce qu’il vous arrive !).

Fin du protocole :

  • Ouvrez les yeux et faites une autre tache qui n’a rien a voir, revenez à l’exercice quelques minutes plus tard.
  •  Vérifier l’ancrage. Pour cela 2 options : soit en repensant à la couleur choisie, pour certains c’est suffisant. Soit en reproduisant le geste. Vérifiez si cela génère une différence dans votre état intérieur. Il se peut que cela soit subtil la première fois, c’est pour cette raison qu’il va être nécessaire de reproduire ce schéma 7 à 8 fois de façon de plus en plus rapide en augmentant l’intensité des ressentis ( en tout cas jusqu’à ce que vous perceviez une différence).
  •  Dès que vous en aurez besoin, refaite le geste de votre ancrage.

Conclusion :

Vous voyez rien de bien complexe et pourtant les résultats au quotidien sont vraiment impressionnants. 

Travailler sur son manque de confiance donne souvent la sensation que cela va prendre beaucoup de temps. Et qu’il va être nécessaire de mettre en place des changements radicaux. Qui, soyons honnêtes, ne sont pas très motivant. Rassurez-vous nous sommes tous pareils !

 Alors oui ça prend du temps c’est un fait. Surtout quand il est nécessaire  de transformer et d’améliorer l’estime que l’on a de soi en plus. Cependant, la sensation même de confiance peut se retrouver beaucoup plus rapidement et ça c’est la bonne nouvelle. 

En vous offrant la possibilité d’utiliser des petits outils quotidiens vous allez aussi vivre d’autres expériences. Et au fur et à mesure, elles viendront renforcer votre confiance en vous et par conséquent votre estime de vous-même. C’est un véritable un cercle vertueux. 

Même si votre vie a été difficile ou que vous n’avez pas appris à prendre confiance en vous, aujourd’hui vous êtes le seul maître à bord. Et c’est à vous de travailler pour que les choses changent. Personne ne le fera à votre place. C’est peut-être injuste ou difficile à entendre et pourtant c’est la 1ère clé de tous changements. Celui de se sentir complètement responsable de soi-même. 

Expérimentez plusieurs outils, essayez-vous à vivre des expériences différentes, autorisez-vous à sortir de votre zone de confort, amusez-vous ! 

Vous avez des amis qui auraient besoin d’un petit coup de boost ? Alors partagez-leur cet article.

 Par ailleurs n’hésitez pas à me laisser vos commentaires ou à me contacter directement. Je me ferais un plaisir de vous répondre. 

Sur ce, je vous souhaite une belle expérimentation comme d’habitude et je vous dis à très bientôt.

Crédits photos : Image par Foundry Co de Pixabay  ; Image par Gerd Altmann de Pixabay 

Marion SOULET

8 réflexions sur « L’auto-ancrage en PNL : un outil puissant pour renforcer sa confiance en soi. »

  1. Merci pour cet article Marion ! Moi qui m’intéresse énormément à la psychologie j’y vois plus clair quant aux apports de la fameuse PNL, dont j’ai beaucoup entendu parler. Merci pour cette synthèse donc !

  2. Article très intéressant appuyer par de bonne source et mis en contexte de très bonne manière. J’adore le sujet, la confiance en soi est l’un de outil les plus puissant que l’on peut posséder. Avec cela, presque tout est possible et imaginable.

  3. Sans avoir besoin de la fameuse présentation devant un parterre impressionnant, de nombreuses personnes se mettent dans des états de stress importants dès qu’il s’agit d’affronter l’outil informatique. D’une certaine manière, elles font de l’auto-encrage négatif de cette situation. Alors que pris convenablement, préparé mentalement à se rassurer sur sa capacité à comprendre et à apprendre, elles pourraient diminuer leur état de stress et s’améliorer.
    Merci pour cet article qui j’espère en convaincra plus d’un !

    1. Bonjour Charles, oui l’exemple choisi est plutôt caricatural en effet. Les situations de stress sont présentent au quotidien et l’avantage avec un tel outil c’est qu’il peut être transposable partout et dans toutes situations ! Merci pour ton partage 🙂

  4. Bonsoir et Bravo Marion pour cet article très bien écrit, j’ai aimé te lire.
    En effet quel outil magnifique que l’ancrage, je l’utilise très souvent en préparation mentale avec les sportifs, c’est un outil très puissant lorsqu’il est bien utilisé.
    J’aime aussi l’intégrer à l’exercice du Peak State pour gagner en énergie et en vitalité.
    J’ai beaucoup apprécié cet article, je reviendrai. 🙂
    A bientôt

    1. Merci beaucoup Anthony pour ton message. De tels encouragements sont toujours très appréciables. J’échangerais alors avec plaisir sur d’autres sujets visiblement nous œuvrons dans une dynamique similaire 🙂

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